Humeur…

Durant ce confinement, qui nous pousse à la création et l’introspection, Charles d’Arzac (Charles Stone) a travaillé un poème en 100 strophes que je vous livre ici. Nous le remercions pour ce travail généreux et ces mots à la fois forts et doux !

Les Fleurs, l’amour, nous et la mort !

 
1
Les fleurs sont pour la te montrer notre chemin
À travers mon monde, vers toi, vers demain.
Pour toi je traverserai tous les champs fleuris
La où tout ce qui est la fleur d’une rose, revit.
2
Où les légendes s’écrivent en lettres de feu
Les contes des amours du cœur qui fait aveu
Que les rêves sont parfois cruels et perfides
Belles, elles fleurissent, mais ensuite fanent.
3
La feuille verte ne passera pas cet hiver
Mais sa douceur fera pâlir notre univers ;
Qui voudrait oublier le désir de douceur
Pour périr dans la beauté rouge, perpétuelle.
4
Mais sauras-tu me dire qui voudrait passer sa vie
Dans laquelle son être éloigné de toi, meurt, survit,
Le noir et blanc sont le contraste qu’unit la galaxie
Avec le cosmos dans l’amour qui sera son paradis.
5
Tu es une fleur parmi les fleurs du champ la nuit
Étoilée. Est lui ton astre qui brille encore et te suit.
Le long un monde qui pourrait être joyeux et meurt
Pourtant il pouvait nous offrir l’univers du bonheur.
6
Car, tu es toujours la seule fleur qui fera mon jardin
Tu me manqueras et éternellement tu seras le chagrin
Qui met un voile noir sur cette vie lourde de tristesse
En cachant en toi tous ses secrets et ses richesses.
7
Rien ne sera plus jamais que vide froid et désolation
Et le feu de l’enfer qui nous promet l’immolation.
Car dorénavant l’avenir est terre désertique et sèche
Mais tu sauras que le paradis est baiser de ta sagesse.
8
Je ne serai plus jamais le rêve qui mourra à l’Éveil
Pourtant ton amour s’il existe réellement m’effraye
Car, cette fois, il est trop grand et trop fort pour moi
Et mon avenir est en moi et chargé de cet fier émoi.
9
De tout ce champ de fleurs semé de ma nuit d’amour
Je reste dans mon monde, mais je fuis et j’accours
Vers la douceur de tes bras fleuris ou je rêve de finir
Mais dans ce monde même les larmes vont se tarir.
10
Je te vois quand je regarde ton corps langoureux
Et de toi je sais et que je crie être fou amoureux
De la vie couverte des cendres brûlantes et noires
Tu viendras ce jour au paradis sera un beau soir.
11
Rien n’a été fait dans notre univers de plus doux
Ni n’existera jamais sous mes lèvres le même goût
Que ta chair chaude et blanche, l’unique velours
Sera toute mon existence la belle de tous les jours.
12
Mes nuits te seront dédiées et tu seras dans le rêve
Jusqu’à la fin de cette vie, il n’y aura aucune trêve
Je jure te donner cette chaleur qui vivra m’habitera
Et mon âme, ton esclave, ta nuit chaude envahira.
13
Viens dans mes bras, j’attendrais dans le bleu infini
Car, dans ce bleu, mon âme avec toi se réconcilie
Et attende la paix et le doux sommeil qu’arrivera
Quand ton avec mon corps, pour toi, l’amour vivra.
14
Comment l’univers prendra nos âmes et notre amour
Mais un jour, nos cœurs dessineront ce long parcours
Marqué par nos tristes larmes qui créeront les rivières
Immortelles; sur toutes les cartes tracent leurs lisières.
15
Je saurais être devant ton corps nu, le seul bouclier
Crois-le, pour ton cœur je serai ton monde sorcier
Mes mains sont destinées à reposer sur tes hanches
Ainsi tous les jours seront des amours de dimanche.
16
Ta beauté ne supporte point de chaînes, même en or
Et elles ne pourront jamais sceller notre terrible sort
Ni figer ton cœur dans un faux semblant de liberté
Ni ta destinée ne sera jamais signes de légèreté.
17
Sois libre et avec l’esprit léger, sans contrainte
Personne ne laissera sur tes seins son empreinte
Car ses mains et ses caresses froides et impures
Elles seront pour toi la plus grande et ton injure.
18
Certains penseront que tu es un bel ange de l’enfer
Mais toi, pour moi tu resteras la belle des étrangère
Toi, l’inconnue à découvrir le jour et la nuit, blanche
Rien n‘osera te toucher ni embrassera avec violence.
19
Pour moi tu seras ma plus grande cathédrale d’amour
A chaque seconde passée près de toi, homme maboul
Tu sauras que là, dans mes bras, monde calme et beau
Jamais la vie avec moi, ne deviendra noir, un tombeau.
20
Vois-tu mon amour, la vie chargée de ta chaude caresse
Me montrera la joie de l’infinie beauté et sa délicatesse
La beauté du rêve comblé par l’infinie douceur du corps
Ma vie passera et je me perdrai à te dire, chérie, encore.
21
Toi, sur ton île, là, loin quelque part dans l’océan sauvage
Où même le temps ne vieillira plus en ne pas montrant d’âge,
Car tu m’aimeras un jour et seras l’épouse de l’étoile bleue
À ce moment, viendra l’instant d’enfin faire ton seul vœu.
22
Alors, viens et donne-moi tes beaux et tes doux seuls désirs
Qui naîtront dans les nuages brûlants de la folie de tes nuits
Venues entre nous deux chargées de tes mots d’amour vivant
Pour faire de nous le plus grand amour du ciel d’un survivant.
23
Viens me joindre dans les nuits et mes cauchemars grotesques
Porte-moi la lumière de tes yeux, fais de lui un lieu pittoresque
Tu vas m’enchaîner à vie peut être, qui sait, si tu me mets
Les chaînes les plus douces de l’univers tes beaux, longs bras.
24
Pour toi je suis devenu un heureux esclave, je reste à genoux
Et, à chaque instant, mon amour craint toujours ton courroux,
Je ne veux oublier mes chaînes qui sont la preuve de l’amour
Ma prière sera toujours la, dans ta chaleur elle fera son séjour.
25
Pourquoi tu m’appelles pour ensuite me chasser loin de l’être
Celle pour qui je prie à chaque moment à genoux, toi, maître,
Je porterai pour toi, heureux, une douce charge sur mon âme
Ainsi, tu verras mon monde perdra sa folie et sera très calme.
26
Je suis pris dans les lianes de cette jungle verte et si sauvage
Dans laquelle un jour pas comme les autres, j’ai fait naufrage
Dans ma longue nuit j’ai cherché désespéré et sans ambages
Je regarde les seins blancs et purs qui n’ont plus leur audace.
27
Ils dorment tristes et fatigués et tressaillent au rythme étouffé
Du danse des respirations de nos amours toujours retrouvés
Même s’ils se sont perdus dans l’infini d’un beau ciel étoilé
Quand nos cœurs brillent toute la nuit d’un monde si dévoilé.
28
Viens vers moi, car notre monde est torride et tellement beau
Et nous, ensemble, nous nous envolerons heureux vers ce lieu
Qui, peuplé par nos rêves est hanté par la force de nos caresses
Sauf ta froide et malheureuse absence est trop forte et blesse.
29
Notre vie est faite des ruines qui fumeront toujours après nous
Noircies par les cendres du sentiment barbare d’homme jaloux
Guerre après guerre je me bats contre le manque de ton corps
En espérant que la vie m’expliquera que je n’ai pas encore tort.
30
Je suis ici, dans ton ombre et j’ai vraiment froide et si noir
Même mes matins deviennent pareils aux malheureux soirs
Mes larmes inondent les champs de ma plus triste des nuits
Dans tes bras, serré contre ton sein, je vais ici ou là et te suis.
31
Je m’envole vers les flammes rouges qui entouraient cette âme ;
Pourtant, tu resteras en moi l’esprit sculpte les corps des femmes
Écoute toujours les cris de tous les silences qui dorment la nuit
Serrée contre mon cœur qui palpite amoureux sans faire du bruit.
32
Cette longue nuit, comme un autre, passera comme un bref éclair
Malheureusement aucune de mes belles paroles ne saura te plaire.
Rien dans mon univers, ni dans le tien, ne pourrait autant t’aimer,
Car, malgré mes douloureuses et saignantes, les cruelles blessures
Resteront dans nos esprits marquées au fer rouge la grande fissure.
33
Mais moi, l’homme amoureux, qui rêve de ce corps et qui danse
Me mettant avec ma folie, toutes ces courts instants de ma transe
Cette danse folle qui tourne et vire et saute de galaxie en galaxie
Je te suis les nuits et tes jours. Qui me feront danser avec frénésie.
34
Vole à travers le ciel tel ce blanc nuage que tu vois chaque jour
Tu vas rêver. Et ton esprit sera rempli de notre amour plus pur
Qui fera rapprocher nos âmes d’un Paradis d’amour si brûlant
Baisers de l’enfer qui fera le royaume d’un monde sanglant.
35
S’envoler vers le soleil en chantant, belle et joyeuse alouette
Tu seras cet astre qui attire dans cette belle lumière naturelle
Et de sa sainteté tu tomberas pour rejoindre l’herbe et la terre
Dans la nuit qui va t’entourer de la mort et du grand mystère.
36
Fuir toutes les nuits de fleur en rose, éviter le piquant des épines,
Car elles se ferment timides, gênées et pâles des jours déclinés
Pliés devant la nuit qui arrive et couvre le ciel et le soleil jaune
Ils feront de ton cœur la plus belle et la plus sainte des icônes.
37
Si belle !… À en perdre la tête le long de la nuit et du jour
Qui fuient l’un après l’autre sans qu’on aime la saveur
Heureux de connaître le bonheur promis pour cette vie.
Dans ses voiles noirs d’amour, appelle la nuit et le suivi.
38
Comment ne pas continuer les désirs évidents de ta folie
Mais qui demandent aux étoiles de pleurer après leur vie
Dans laquelle le temps s’écoulera très doucement à ta fin
Derrière ces nuages où sont cachés avec toi, les séraphins.
39
Jamais, les anges ne voudront plus, encore très loin de toi
Devant eux et leurs prières a ce grand Dieu ils s’apitoient.
Elle a demandé aux étoiles, aux anges qui y restent encore
D’oser enfin, maintenant, la nuit, avoir la boîte de Pandore.
40
Mais à la place de tous les malheurs, il a trouvé le bonheur
Et ta vie future sera belle brillera a travers une belle pâleur
Car elle incrustera dans les statues des marbres de Carrare
Par demander à notre mère, la Terre, ton âme purificatoire.
41
Je suis amoureux de toi, et de ton corps aux courbes douces
Tu sais, mon corps vibre pour toi douceur, magnifique rousse
Probablement que le futur aura la couleur qu’on lui donne
T’aimerai toute cette courte éternité, ô toi ma douce madone.
42
Regarde comment les nuages fuient sous le souffle des vents
Celui qui existe, demain sera un autre jour, et ce sera demain
Comme toujours nous aurons un avant, un présent, et l’après
Pourtant, tu sais, toi, moi, notre amour dans la mort disparaît.
43
Qui pensera que notre pauvre vie est que l’étroitesse morne
Dans elle la trace de notre joie et l’imagination prennent forme
Les soirs arrivent éteindront en silence la fine trace du jour
Nous nous battrons contre les sombres nuits froides, toujours.
44
Voyager, loin de nous, de nos folies et nos autres luttes inutiles
Le soleil nocturne transperce l’univers noir et il nous illumine
Ses rayons percent la lumière traversant la très longue nuit
Mais nous attendrons même si meurent nos heures d’ennui.
45
Regarde en bas, vers la Terre et les hommes qui y vivent là-bas,
Car ici haut, les âmes sont si chargées d’amour en s’échappant,
Vont en bas vers l’enfer puis la-haut vers la verdure du Paradis
Un jour ou bien cette nuit tu verras ce que ton amour t’a appris.
46
Tu crois que maintenant que nos avenirs seront encore présents
Le souffle de vie s’élèvera vers les nuages cotonneux, indécents
Silencieux, ils transpercent en flèches lumineuses de foudre bleue
Dans les battements sourds et noirs de la grande aille du corbeau.
47
Aujourd’hui, je te regarderai sans vraiment pouvoir te comprendre
Mais en restant ainsi, nous n’avons pas pu ni te voir ni t’entendre
Se taire toujours tant que l’univers nous garde dans ses doux bras
L’heure du futur chargé de nos nuits attend que cette heure existe.
48
Comment faire et comment guérir des toutes ces maladies de cœur
Mais nous serons ceux que l’amour, lui aussi, criera : le vainqueur
La joie de la victoire de la lumière sur les volutes noires et épaisses
Traversera l’espace et toutes les galaxies étoilées, les espaces d’éther.
49
Regarde et admire ! Chéris le printemps et ses fleurs bourgeonnants
Tous ces papillons accompagnent et le monde plein d’insectes volants
Qui vont vers les fins fonds de l’éternité qui, très sagement, t’attendra
La, quelque part, haut dans sa lumière l’éternité à nous deux, viendra.
50
Je l’attendais comme tu étais l’air qui me fait vivre et nourrit l’âme
Avec toute ta douceur rose de ton corps d’artiste dessiné ma femme.
À chaque seconde qui passe sans toi, me fait trembler de nuit froide
Dans les douces paroles divines que font toutes les douces ballades.
51
Les fleurs naissent des bourgeons grandissent ensuite elles fanent
Ses pétales de rose dans les rayons du soleil diurne sont diaphanes
Leur transparence laisse passer le blanc d’une nuit calme et sa lune
Nous les hommes, nous pouvons voir ces roses du haut d’une dune.
52
Cette beauté des sables orne les jours d’un monde des cristaux
Dans lesquels la lumière de ce vieux soleil qui effacera les maux
Les traces resteront indestructibles dans nos cœurs trop fatigués
De battre à chaque instant dans le silence pesant de l’universalité.
53
Parmi les fleurs parsemées dans cette verdure arrosée par le Styx
Où tout est mouvement alors que le sentiment d’amour est fixé
Tout tourne très vitre et un jour viendra que toutes les fleurs iront
Se cacher pour danser libres, en attendant leur mort en son giron.
54
Aimer la vie comme elle est et sera dans le rouge d’avenir fleuri
D’une terre où l’automne, parfois l’hiver, sa beauté fane et revit
Chante un magnifique hymne pour la vie et la splendeur florale
Des douces nuits dans tes baisers qui n’ont encore rien d’immoral.
55
Tombé du Paradis de la lumière à la noirceur des hommes, la nuit
Je te cherche, ma femme, et je chercherais ton visage dans ce puits
Pour trouver tes yeux, ce sourire angélique qui percera ces velours
Qui fermeront le chemin inverse et fera une voie sans vrai retour.
56
Comment te dire la belle déesse que ton beau sourire ravageur
Pour me prendre dans tes bras marmoréens de l’amour salvateur
Il me sortira des noires vagues d’un océan orageux, ses tsunamis
J’aimerais pouvoir finir pour détruire aussi cette vieille tyrannie.
57
Lutter pour quoi faire dans ce monde empli par un vide trop triste
De peur que le jour qui viendra et, peut-être, instaurera le sinistre
À la place des bonheurs qui voudront être pleins de tes lumières
Frôlant, passer à travers les ombres de ces gris territoires lunaires.
58
Si fantasmagoriques qu’on les voit, ces ombres s’effacent un jour
Même si parmi ces ombres nous allons perdre nos âmes, toujours
Quand nous chercherons nos vies et tous les moments trop inutiles
En regardant, jour et nuit, les roches seront les mêmes, immobiles.
59
Partons, tous les deux vers ces nouvelles belles prairies élyséennes
Même si notre destinée nous emportera par sa force luciférienne
Les vents de nos vies nous porteront quelque part vers cet inconnu
Où tout ce qui encore arrivera dans nos cœurs paraîtra très incongru.
60
Car si cela tout nous paraît par trop étrange et parfaitement inhabituel
Jamais rien dans notre vie n’aura une empreinte qui vient de l’éternel
Tu sais, rien dans notre univers si lumineux ne sera à jamais définitif
Dis-toi ma chérie que tous les désirs venant de nous sont trop primitifs.
61
En traversant, la lune s’allumera et le matin s'éteindra triste
Pourtant, quelquefois, leurs corps blessés où ils renaîtront
Se perdront telle la fumée dans les vents qui tourneront fous
Il fait voler dans les nuages la fumée du souffle qui le dissout.
62
Maintenant les nuages cotonneux sont peints en gris tempête
En à cette désolation galactique nous irons vers sa conquête
Enfermés entre les murs, imaginons l’infini étalera l’éternité
Devant nos larmes, tu t’en fuis et moi je te suivrai surexcité.
63
Je te cherche et désespéré je crie du fond d’un cauchemar
En priant que ton amour vienne un jour en moi le naufrage
Nous irons sur la vague de nos larmes ou avons vu l’arche
Je chercherai le lieu pour couper les soirs la fleur qui danse.
64
Donne-moi ta main et suis-moi sur ce chemin lumineux
Qui coupera du blanc notre ciel qui devient trop nuageux
Laissant passer le bleu et enfin notre doux soleil jaune-or
Et, dans cette union que la vie veut, assembler nos corps.
65
Ainsi nous ne ferons plus qu’un être, unis par notre folie
Car tous nos instants sont créés par cette vive mélancolie
Qui tracera dans nos cœurs les marques du profond sillon
Notre vie s’envolera vers l’amour du corps, beau papillon.
66
Ceci nous donne envie de modifier le temps qui a disparu
Que toi, moi, le monde le rejette car personne n’a pas voulu
Dans ce néant vide et noir avec des lumières, ces lucioles,
Car, les étoiles, froides et insensibles au temps qui s’étiole.
67
Lentement, mètre après mètre, s’étalera entre nous deux
Cette lave qui unira les volcans en éruption, leurs vœux
Dans nos désirs plus brûlants, brutaux et encore sauvages
Qui un jour pour nous, l’ensemble décidera si l’on change.
68
Mais pour cela il faudrait réduire l’immensité entre nous
Cette fois même l’univers nous voit et il est aussi jaloux
Nous envie passé, présent et bel avenir qui s’étouffe seul
Après cette triste fin, nos corps seront sous ce pâle linceul.
69
La nuit, nos corps froids vont dans l’immense crématoire
Après irons voir le Paradis défiant le monde diffamatoire
Pourtant, nous allons vaincre l’histoire des luttes intestines
Qui vont faire de cette lutte le front des âmes clandestines.
70
Ceux qui vont se cacher les yeux de cette vibration extrême
Des toutes les poésies qui ont une subtile vie baudelairienne
Et notre vie ne sera rien que notre plus belle image poétique
Malgré tout cela notre nuit ses caresses seront hypothétiques.
71
Il n’y a plus des croisements pour les chemins imaginaires
Même si son inexistence devient un malheureux sacrilège
Pour nous, la fin elle approchera toujours en nous caressant
Sous le visage d’un ancien amour, qui sera seul et effrayant.
72
Pourtant toi et moi, nous vivrons ainsi un beau conte de fées
Dans lequel la vie racontera que l’épais voile noir est percé
Mais, pourquoi et comment ferons-nous et survivre toujours
Encore qu’a notre vie, asséchée on dessinera son pourtour.
73
Dans cette maison qui, un jour, fut notre cher nid, d’un rêvee
Imaginé gravé dans le marbre s’est montré vraiment brève
Aussi durable et pâle que la flamme d’une minuscule bougie
Ensemble, l’imaginions aussi longue et douce que notre vie .
74
Regarde, regarde ce que tu as fait de notre monde, nos rêves
Jour après jour tu t’es éloignée sans penser que moi je crève
Que la solitude est la glace qui tuera les fleurs chaque hiver
Sans pour cela, une seule fois, faire trembler tout notre univers.
75
Tu t’en fous malgré tes promesses et que l’on a juré l’amour
Sans cet instant où tu penses a tes serments et tu les savoures
Les oubliant une courte seconde après les avoir faits en riant
Pourtant, tu savais que j’allais toujours te chercher en pleurant.
76
Éloignés chaque jour plus loin, mes yeux effaceront ce visage
Tu racontes que la triste fin qu’aujourd’hui aussi tu envisages
Ces ondes vibratoires qu’avertissent de cette solitude à venir
Elle nous fabriquera une route facile pour vivre et y parvenir.
77
Pourquoi suis-je seul ce jour et je regarde le ciel en pleurant
Et je regarde tous les matins après ton corps félin au levant
Pour compter toutes les minutes de ma longue nuit les pas
Quand j’attendrai les heures endormies mon heureux trépas.
78
Notre maison s’est vidée quand tu est partie en me laissant
Sans y penser a ce que tu m’a laissé derrière seul, en partant
Je suis maintenant seul dans le noir le plus profond, si triste
Même si je ne sais plus et ne veux plus jamais prier le Christ.
79
Il n’y aura plus jamais autre chose que la solitude pour moi
Où la vie écoulera à l’infini où l’amour ne fera plus la loi
Remplir ce qui ne sera jamais autrement qu’incolore et vide
Laissant mon visage de cadavre sculpté transparent et livide.
80
Regarde-moi et admire ce que tu as réussi maintenant à faire
Convaincre l’homme qui est en moi d’ainsi vouloir se taire
Muré dans mon malheur comme dans un bloc de glace bleue
Même si au milieu de mon dessert sableux regarde, il pleut !
81
Mes yeux se sont ouverts sur aujourd’hui et sur des demains
J’ai enfin compris qu’il n’allait plus avoir en moi autre venin
Mon sang et ma conscience ne seront, ainsi, d’autres poisons
N’y coulera dedans d’autre glaçon ni provoquera des frissons.
82
Tu sais moi j’ai toujours compris que tu me mentais sans ciller
Maintenant, après tous ces années ne me reste plus qu’à prier
Mais qui, quel Dieu pourra encore m’aider pour me défendre
Faire comment pour qu’après tant de temps tu puise entendre ?
83
Qui ne veut plus entendre n’est-il pas, l’humain le seul sourd
D’un monde qui s’éteint et, pour nous, reste sans vrai retour
Sais-tu qu’un jour j’avais rêve de notre félicité et le bonheur
Duquel, un jour, toi, si tu avais voulu décider être le moteur.
84
Tu aurais pu, mais tu as refusé d’être celle que t’avais promise
Sans avouer aux autres et à la vie ton immense dose d’ironie
Qui te mangeait le corps et ton âme qui sont en marbre noir
Je me suis trompé, mais dis-moi, comment j’aurais pu savoir…
85
Il ne faudra plus jamais croire la parole et pensée d’un humain
Même si dans ses yeux, un jour on verra danser les chérubins
Car de nos jours sans honneur même nos purs anges pleurent
Tout ce qui existe de vivant dans leurs vrais jours noirs, meurent.
86
Il est devenu vain d’inventer de belles phrases que l’on écoute
Même si on vit sans plus jamais y croire mais, on les redoute
En sachant que le moment venu nos tripes sentent cette mort
Comment ne pas plier sa tête et les yeux face a son triste sort ?
87
Entre ces quatre murs blancs et leurs pesantes silences froids
Ce qu’il me reste a vivre dans ma triste solitude est mon effroi
D’avoir perdu en route tous les sens importants dans cette vie
En regardant le fond de cette coupe dans laquelle ai bu la lie.
88
Mire ma belle les résultats de notre folle passion et la blessure
Tu sauras que dans notre vie avec toi le mensonge aussi, dure
Comme les maux, tout est toujours éternel et nous brise encore
Mais je ne saurais jamais pourquoi as-tu pris la boite de Pandore.
89
Tout le bien et le beau se sont transformés en ce qui est très mauvais
Ton regard sans cacher tes vrais sentiments, menteurs, escamotait
Les intentions qui t’animaient vraiment baignées dans le mensonge
Que l’infini ne fait plus partie de nos véritables et si longs songes.
90
Dans cette solitude qui m’entoure à chaque moment dans la maison
Qui a les murs qui nous enserrent et diminuent nos si petites raisons
Et les murs des mensonges resserrent et violent notre espace vital
Comment croire encore dans l’existence de notre système marital ?
91
La nuit descend le long du fil des heures qui glissent au noir
Les matins admirent la lumière qui brille et disparaît le soir,
Car la nuit, tout est au bord de la mort, au plus bas, et monte
Vers cette mort future qui nous porte vers ce qui est immonde.
92
Traverser la vie pendant de longues années comme un ascète
Malgré ton image chargée de tes multiples joies et ses facettes
Qui sont dans un chemin aux miroirs déformants de nos réalités
Ayant l’image de nos réalités et des mensonges de nos absurdités.
93
La vie commence à la naissance pour finir si la vieillesse vient
Crois mes dires car un jour ils tous seront tous le seul souvenir
Celui qui restera après que la bougie de nos vies va s’éteindre
Plus personne ne voudra après moi, sur ma tombe se plaindre.
94
Voir ce qui nous deux sommes devenus et la poussière blanche
Qui s’est déposée sur nos têtes avec toute sa force et violence
Des années qui sont déjà trop vite passées sans nous regarder
Avec dans ses bagages notre décrépitude qui s’est vite installée.
95
Il ne faudra plus jamais se léser prendre dans la tristesse inutile
Vois-tu, ma chérie, je dois te revenir que derrière est la futilité
Qui ne servira plus jamais, ni à moi ni à toi, car elle arrive la fin
Je vois et je sais que maintenant tout ce qui arrivera c’est feint.
96
La je déambule dans ce qui, est encore notre sombre chaumière
La mort, en douceur, veut en l’embrassant fermer ma paupière
Voir mon image d’un corps vidé de son esprit et encore morbide
Que le souffle de vie trop faible va bientôt pouvoir remplir de vide.
97
Ne pleure pas cela ne servira pas à grande chose dans l’avenir
Tu sais, malgré tout, comme nos autres le jour va aussi mourir
Tout viendra, que l’on veuille ou pas, et nous irons dans la terre
Dans un trou profond ou large ou il fera très froid chaque hiver.
98
Encore je vais enfin te prévenir que bientôt je vais moi, descendre
Mais jamais, après personne ne pourra franchement plus prétendre
De m’avoir toujours dit la seule chose qui s’appelle la seule vérité
Sans jamais nous masquer ce qu’est cachée en elle, son cruauté.
99
Maintenant tout est définitivement arrivé à sa vraie triste finalité
Malgré ce qu’a toujours été chaque instant la vie et son adversité.
Voilà, la fin est arrivée a moi avec son bonheur inséparable d’elle
À cet instant dans mes oreilles sonne l’adieu d’une vieille vielle.
100
Printemps, été, automne, hiver ? Peut-être j’éteindrai la chandelle.
Ensuite, ils couvriront cette dépouille des roses noires et dentelles
Car l’heure est venue d’abandonner enfin éteint, mon vieux calel
Quittant l’inepte monde qu’est devenu, maintenant, ma tour de Babel.