Rétrospectivement vôtre !

Le temps de fin d’année est le temps de la rétrospective…

Le Covid est toujours là et qu’on soit VAX ou ANTI-VAX le virus, lui, ne lâche pas la rampe ! Tel un polymorphe, il s’adapte fabriquant variant sur variant toujours plus contagieux. Nous devons quoiqu’il en soit rester vigilants pour nous et notre entourage. La lecture est un bon moyen d’y parvenir, dans le silence des mots et l’immobilité qu’elle suggère, la lecture est un pare-feu idéal ! De même que l’écriture, si tant est que cet exercice vous tente !

Cette année fut riche en actualité :

Tout d’abord ce fut le début de mes débuts de débutante (oui j’aime bien la redondance) dans le monde du Podcast, aidée en cela par Jean-Christophe qui me donna mes premiers cours. Puis il fallut s’équiper un peu et travailler sa voix…mais quelle surprise de voir que mes podcasts arrivaient à drainer de plus en plus d’écoutants (merci merci et merci) car il faut bien l’admettre si on met autant d’énergie dans un projet c’est bien pour qu’il trouve un écho quelque part. Le plus difficile à monter était celui de Charles Baudelaire, car sa vie foisonne d’anecdotes et il y a tant à dire sur ce poète génial maudit ou pas…comme j’écris tout, je vous avoue avoir un peu bataillé, mais c’est le podcast que vous avez le plus aimé !! Merci du plus profond de mon cœur pour votre soutien sans faille et votre écoute bienveillante. Tout ceci m’encourage à vous présenter d’autres projets en 2022 et à continuer à vous surprendre.

Puis cette année ce fut la belle rencontre (non virtuelle) avec Squirelito, une amoureuse des livres tout comme moi, mais bien plus dévoreuse que moi de livres et dont la vitesse de lecture me laisse admirative ! Nous nous sommes rencontrées à Paris au mois de juin dernier, le temps d’un déjeuner. Nous avions tant de points communs que cette rencontre était inévitable, un air d’évidence. Squirelito restera une sublime rencontre de cette année ! Allez à sa rencontre, vous ne serez pas déçu ! J’ai pu également rencontrer son amie Florence, afficionados du Quai du Polar à Lyon. Une belle rencontre également. Si vous ne connaissez pas l’excellent blog de Squirelito, je vous invite à cliquer sur l’image qui se trouve à la fin de cette chronique.

En été, ce fut l’interview d’Alfred de Montesquiou à propos de son livre « l’étoile des frontières » (chez Stock) qui m’a vraiment beaucoup touché. Cette histoire est magnifique et si jamais vous tombez dessus, n’hésitez pas à l’acheter et à vivre une aventure journalistique unique que le roman ne fait qu’amplifier. Les personnages sont très attachants et le récit d’une humanité incroyable ! Alfred de Montesquiou que j’ai contacté par téléphone a bien voulu répondre à mes questions et je l’en remercie encore une fois ici.

Puis en octobre, Squirelito et moi sommes allées au salon du livre de Royat-Chamalières où officiaient Jean-Christophe Rufin et Emilie de Turckheim avec qui nous avons pu échanger. Et cette rencontre magnifique avec Hélène Bonafous-Murat, dont je vous reparlerai bientôt. Je dois vous dire que j’ai eu un vrai coup de foudre pour le roman d’Hélène Bonafous-Murat que je n’ai d’ailleurs pas tout à fait terminé…je redoute la dernière page, comme la peur de quitter un vieil ami. Il faut lire « La caravane du Pape » (Editions Le Passage) !!! Mais nous y reviendrons.

Rencontre également avec Virginie Troussier, dont la lumière est contagieuse et qui nous parle d’histoire d’hommes et de montagne dans « Au milieu de l’été, un invincible hiver », un roman sur lequel je reviendrai également (toujours en retard d’un train…). Virginie Troussier est une belle personne au regard étincelant et au sourire lumineux ! Cherchez son livre et grimpez sur les hauteurs ! Ce fut vraiment un magnifique week-end autour des livres et des écrivains.

Début novembre, en compagnie du soleil d’automne, je me suis rendue au Salon du Livre de Brive où malgré les mesures sanitaires un peu strictes, j’ai pu rencontrer dans les allées de cet immense salon, Henry Loevenbruck qui avait eu la gentillesse de répondre à quelques-unes de mes questions auparavant. C’est à mon père que je dois cette rencontre…je lui avais offert « Le loup des cordeliers » et après la lecture du 2ème tome, il en demandait encore… Henry Loevenbruck lui a dédicacé, avec douceur et bienveillance son dernier opus « L’Assassin de la rue Voltaire » qui constitua une partie de son cadeau de Noël et dont d’ailleurs il fut ravi ! L’univers d’Henry Loevenbruck est coloré, palpitant et jamais on ne s’y ennuie !

A Brive, sur le stand des éditions Le Passage,  j’ai de nouveau croisé Hélène Bonafous-Murat et j’ai également rencontré un écrivain (chaudement recommandé par ma Squirelito) Olivier Rogez, qui dans son livre, « les hommes incertains », parle de Russie et Dieu sait que j’aime terriblement cette culture de l’Est !! Il me l’a gentiment dédicacé avec une pointe d’humour et en inscrivant mon nom en écriture cyrillique ! Cette maison d’édition vaut le détour et je vais la suivre de près.

A Brive, j’ai également revu Ludovic Escande, Directeur d’une collection (« L’Arpenteur ») chez Gallimard. Une jolie collection que je vous recommande, on y trouve de jolies pépites. Ludovic Escande a écrit « L’ascension du Mont-Blanc » (Allary Edition 2017) dans lequel il retrace sa montée vers le Mont-Blanc à la découverte de lui-même, une ode au dépassement de soi et à l’amour et à l’amitié. Une écriture sensible qui m’avait beaucoup touchée, tout comme son auteur pour qui j’ai une vraie amitié, inexplicable, mais réelle. Nous avons échangé quelques instants sur la difficulté d’écrire. Cela semble si naturel, si simple lorsqu’on lit, mais écrire, c’est un véritable travail pour lequel on sue sang et eau et sur lequel on revient sans cesse ! Ludovic Escande est une belle personne qui donne beaucoup de son temps et de son énergie à ses auteurs. Il fait un travail formidable auprès d’eux avec douceur et bienveillance.

Voilà, l’actualité s’est arrêtée là, car stoppée nette dans mes élans par des ennuis de santé qui me poursuivent depuis le mois de février, j’ai été contrainte de faire une pause et tel un chaton, de me mettre un peu en boule pour me reposer durant cette fin d’année. Je remercie d’ailleurs toutes les personnes qui m’ont si gentiment entourée, de près ou de loin, me demandant régulièrement de mes nouvelles et me soutenant de leur amour. J’ai l’habitude de donner, mais rarement de recevoir, voilà pourquoi j’ai été si émue et surprise par tant de témoignages d’affection en prenant au passage une belle leçon sur le lâcher-prise… se laisser porter, se laisser aimer..

Merci également aux auteurs qui m’ont confié leurs textes cette année, aux associations avec lesquelles je travaille à rendre la langue audible et aux étudiants qui viennent me voir, me demandant de les aider pour leur mémoire, leur thèse ou encore leur courrier. Leur confiance m’honore et lorsque je vois leurs écrits, je suis admirative, respectueuse et très très humble ! Je ne serai sans doute pas capable d’en faire autant, ce n’est pas parce qu’on travaille sur l’écrit qu’on a du talent !

Mais Litteram n’a pas dit son dernier mot ! et en 2022 nous tenterons de « trouver la puissance sans toucher au volume » (Keith Richard) et d’être plus présent avec de nouveaux podcasts, des nouvelles interviews et pourquoi pas, peut-être une chaîne ?? Suivez-moi, l’aventure continue.

Je vous souhaite à tous le meilleur et l’excellence et que 2022 vous porte au-delà de vos espérances !

A très vite !

Florence

« Ne jamais oublier d’aimer exagérément : c’est la seule bonne mesure ! » (Christiane Singer).

Le Blog de Squirelito
Edition Gallimard, Collec. L’Arpenteur

Editions Le Passage

 

Note : 1 sur 5.